After Eurock !

Je commence ce week-end en me questionnant… Que dois-je porter ? Plutôt baskets ou tongs, débardeur ou T-shirt pour éviter les coups de soleil… Comme il fait 33 degrés, et que je ne vois aucun nuage à l’horizon, j’opte pour débardeur et tongs.

Allez ! c’est parti pour 1 heure de route et un samedi riche en musique.
L’adrénaline commence à monter quand on passe à proximité du camping et que l’on voit ce flot de festivaliers, un véritable défilé de mode. La tendance ; bikini, mini short , tongs et chapeau de paille. Ils sont tous rassemblés face un arrêt de bus éphémère qui sert de gare pour les navettes des Eurockéennes, la file d’attente peut paraître impressionnante, mais je vous conseille prendre le bus, car non seulement c’est très rapide et en plus ça préserve vos pieds… Et croyez moi, vous me remercierez quand après 15 heures de piétinement, vos pieds seront tout endoloris et qu’il faudra encore traverser cet immense parking pour récupérer la voiture.


Nous voilà sur le site. Première étape  : bouchons d’oreilles et programme, ensuite on se laisse guider par les différents sons que l’on entend.
Au fil de la journée, nous avons vu Sallie Ford, rock des années 50 assez sympa, on se laisse à s’allonger dans l’herbe, au soleil et profiter du peu de monde qu’il y a jusqu’à ce qu’une  grande vague de mélomanes déferle sur nous. Ensuite on va de scène en scène selon nous humeurs musicales et nos envies. Cela nous emmène jusqu’à Kavinsky où je ne sortirai pas indemne de ce concert…
C’était certain, nous, jeunes trentenaires parmi tous ces jeunes de 16 ans plein de fougue et surtout imbibés d’alcool…
J’en ressort avec de beaux bleus mais surtout trempée, car un orage est venu écourter ce chahut infernal.
Et maintenant, je me sens boubourse avec mes tongs et ma crème solaire !! Parce que bien-sur, je n’ai pris ni de pull ni de k-way.
Il va donc falloir rester comme cela jusquà 3 heures du matin, parce qu’il est hors de question de louper Justice. En attendant nous cherchons de quoi manger, ça tombe bien, tous les concerts sont reportés jusqu’à ce que l’alerte orange aux orages se lève, on attendra tout de même 1 heure 45. Mais comme nos seules préoccupations étaient de manger et se protéger du déluge, je n’ai pas vu le temps passer… En plus c’était plutôt rigolo de voir tout le monde essayer de chercher un moyen de s’abriter, faut dire qu’il y en a qui n’ont peur de rien…
Nous, on a réussi à s’incruster dans un groupe de personnes qui avait trouvé une grande bâche en plastique. Les concerts finissent par reprendre et on peu voir Robert Smith de Cure vraiment heureux de jouer pour son public, très bonne ambiance !

On fini la nuit au son de Justice et rentrons à 6 heures du matin. Bilan de cette journée : Mal aux pieds, déçue du public de Kavinsky. Par contre super bonne ambiance, du bon son, contente de revenir le lendemain… mais frigorifiée, on ne m’y reprendra plus… Demain, ce sera bottes en caoutchouc et K-way.

Pour le coup ma référence à Woodstock, prend ici tout son sens… Il y a bien 6 cm de boue, quelques endroits sont encore épargnés, mais pas pour longtemps.
L’atmosphère est étonnante, tout le monde aura le droit à quelques giclées de boue, mais paraît-il que c’est bon pour la peau.
La tendance vestimentaire a radicalement changée, certains font dans le folklore, j’ai vue des « hommes-tente »,  beaucoup de sacs plastiques autour des pieds, d’autres avaient sorti la combi de ski ou la combinaison imperméable de moto… A chacun son style et sa technique…
Malgré tous ces aléas, plutôt sympa, les artistes donnent tout ce qu’ils ont. J’ai apprécié le bain de foule de Lana del Rey, l’énergie communicative de Charlie Winston ou l’exotisme de Chinese man.

Finalement, le mauvais temps n’a rien gâché, bien au contraire…

Les Eurockéennes

Le woodstock Franc Comtois ??
Non pas vraiment, il manque les moustaches, les rouflaquettes et le côté psychédélique, mais sinon c’est le même principe :
3 jours et 3 nuits de musique en plein air, toujours le premier week-end de juillet.(cette année, 29, 30 juin et 1er juillet)

Environ 90 000 entrées pour Belfort, soit 5 fois moins qu’à Woodstock en 1969.

Le festival des Eurockéennes est né en 1989, il devait s’appeler « le festival du Ballon » car l’idée était de faire un festival au Ballon d’Alsace, mais par soucis écologique, il a été déplacé sur la presqu’île du Malsaucy.
3 jours, 4 scènes, 59 concerts :
La grande scène accueille les têtes d’affiche nationales et internationales et 25 000 spectateurs.
Le club Loggia c’est la plus petite scène. Plus intime, elle accueille 4 000 personnes.
La plage, les pieds dans l’eau, 8 000 festivaliers peuvent  venir écouter les différents groupes.
L’esplanade green Room est la nouvelle scène qui remplace le chapiteau, devant, il y a de la place pour 17 000 mélomanes.

Pour ceux qui veulent profiter à fond, possibilité de dormir au camping en tente, sous un tipi ou en tente Inuits…

Bon, je ne peux pas vous parler de mes impressions pour l’instant, car je n’y ai jamais mis les pieds, problème d’emploi du temps…
Mais j’ai mes places pour cette année, donc je risque de poster mes commentaires after Eurock…

Pub de 1969 pour le festival de Woodstock, qui finalement n’a pas eu lieu à Woodstock…
« Trois jours de paix et de musique. Des centaines d’hectares à parcourir. Promène-toi pendant trois jours sans voir un gratte-ciel ou un feu rouge. Fais voler un cerf-volant. Fais-toi bronzer. Cuisine toi-même tes repas et respire de l’air pur ».